
Fin d’été, veille d’automne.
Vierge, mais pas encore Balance.
Ou le cordon te gardait prisonnière,
Serrant ton petit cou.
Mais tu étais pressée de vivre.
Tes longs cheveux châtains
Chatouillèrent mon sein
Lorsqu’on te posas dessus.
De grands yeux noirs, un joli petit nez retroussé
Tu étais là, ma fille.
Toujours impatiente, tu grandis vite.
Toutes tes dents poussèrent ensemble,
C’est peut-être pour cela qu’adulte,
Il t’en reste une, de lait.
A neuf mois, tu marchais,
A deux ans, tu parlais,
A trois ans, tu faisais du vélo,
A neuf ans, tu fumais !
Je n’ose imaginer quel âge tu avais,
Le jour où tu devins une femme.
Tu sautas vite les étapes de la vie,
Accumulant les plaies et les bosses,
Tu n’avais pas le temps d’être prudente.
Tu me quittas pour aller coiffer,
Cow-boys et indiens, là-bas chez Mickey,
Puis l’Amérique étant encore inaccessible,
Tu revins pour tes vingt-cinq ans,
Dans le giron maternel.
Voici brossé rapidement
Un quart de siècle de ta vie.
J’espère que le prochain sera pour toi,
Aussi enrichissant,
Et pour moi, un peu moins essoufflant !
Continue de vivre, ma chérie, à ton rythme,
Et n’oublie pas, s’il te reste un peu de temps,
De me faire une petite fille.
MAMAN
1. vanessa Le 08/05/2009 à 10:02
2. michelle Le 01/06/2009 à 19:18
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