Le Roi Lion

 


Ce samedi là, Wismerhill vint passer le WE à Toulouse. Nous avions décidé avec Rolland de l'emmener au cinéma voir le « Roi Lion ».


Déjà émerveillé par les lumières, les guirlandes et les éclairages de Noël, notre « Didou » fut une fois de plus fasciné par les statues et les jets d'eau de la place Wilson.

Pendant que Rolland réservait les places au « Gaumont », nous nous sommes assis sur tous les bancs de la place, nous avons couru dans toutes les allées, et sauté : « un, deux, quatre, » de petits murs en petits murs, pour revenir essoufflés, vers le cinéma.

Wismerhill était très excité.

 Il fallut tout d'abord, commenter les affiches du « Roi Lion », attendre un peu dans les escaliers que la salle soit libre en faisant des signes désespérés à Rolland, qui se trouvait plus en avant dans l'escalier et gronder d'un petit doigt « fâché » une petite fille qui tentait d'escalader la rampe !

Puis nous sommes enfin arrivés dans la salle, elle était immense. Vite, courir dans les bras de Rolland, qui nous attendait devant nos trois fauteuils.

Nous étions prêts, chacun installé confortablement sur son siège.


Oh ! Nous n'avions pas peur, juste un peu d'inquiétude, tout était si nouveau, si inconnu. Mais la main dans celle de « Mato », tout allait bien se passer.

Puis soudain, la salle fut plongée dans le noir ; petite pression de la menotte. Et aussitôt jaillirent sur l'écran géant les premières images du dessin animé.

Les yeux écarquillés, la bouche ouverte de stupéfaction, son petit corps tout tremblant d'excitation, notre petit bonhomme découvrait en même temps, sa première séance de cinéma et l'histoire de la vie racontée si joliment, façon Walt Disney.

Il resta, les minutes qui suivirent, complètement hypnotisé par les images qui défilaient devant ses petits yeux incrédules.

Comme sa petite bouche restait ouverte d'extase, j'y glissai délicatement un Pop Corn. Le goût lui plu et il saisit le pot des mains de Rolland et sans quitter l'écran des yeux, il le cala entre ses petites jambes et  le finit, sans le regarder.


Au moment le plus émouvant, la musique aidant, on eut un peu peur, alors on se réfugia très vite sur les genoux de « Mato », à l'abri du danger, entre ses bras, jusqu'à la fin du film.

Après un « encore » et voyant que la lumière se rallumait, il fallut se résoudre à enfiler son manteau pour partir.

Nous sommes sortis de la salle en passant devant l'écran, ce qui permit de le toucher, pour voir si par hasard on aurait pas tout rêvé !

Dans la voiture, Didou nous raconta tout le film avec force détails, par onomatopées et cris de lion confondus.


Ce jour-là, le cinéma fêtait ses 100 ans et Wismerhill ses 28 mois !


Marvie,  17 décembre 1994

 

 

 

 


 

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Dernière mise à jour de cette page le 02/08/2008
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